Wwoofing in Norway 2

Deux ans après, l’expérience wwoofing est de retour. Le premier article qui lui était consacré, publié donc il y a deux ans, est à retrouver sur ce lien. Pour rappel, le wwoofing est une activité qui met en relation des agriculteurs bio et des volontaires du monde entier, qui, en échange de leur travail à la ferme, sont logés et nourris sur place, par l’agriculteur et sa famille. Il existe des fermes accueillant des wwoofers dans beaucoup de pays du monde, toutes différentes mais toutes pratiquant une agriculture biologique et écoresponsable.

Pour ce second volet, l’exploitation est la même qu’il y a deux ans. Elle est toujours située à Tromsø, dans le Nord de la Norvège, sur la rive Est de l’île de Kvaløya. Après le long et rude hiver qui plonge la région dans la nuit polaire, l’été et son tant attendu soleil de minuit font sortir la végétation de sa torpeur. Dès le redoux et le retour des rayons du soleil, les berges et les montagnes se recouvrent d’un épais tapis de verdure et les arbres déploient leur feuillage bien vert. Il est vrai que l’Arctique norvégien est la région située au Nord du cercle polaire la plus douce au monde, comparé aux terres glacées du Groenland, pourtant placé sur la même latitude. Tout cela est dû au courant du Gulf Stream, dont les eaux chaudes venues de la Mer des Antilles réchauffent les côtes occidentales de l’Europe, du Portugal jusqu’à la Norvège.

Ainsi, à Tromsø, on peut faire pousser une grande variété de fruits et légumes. Les mêmes que deux ans plus tôt : des fraises, des groseilles, des framboises, du cassis, de la rhubarbe, des brocolis, des choux-raves, des choux kale, des pommes de terre, des betteraves, des carottes… Mais avant de récolter tout cela, il faut entretenir et arracher régulièrement les mauvaises herbes, qui elles aussi, profitent des conditions climatiques pour pousser. Et sans pesticides bien sûr, tout se fait à la main.

Cependant, le bon côté des mauvaises herbes est qu’une fois arrachées, elles servent de compost pour les prochaines plantations. C’est un moyen naturel et écologique pour fertiliser les sols et aider les plantes à mieux pousser. On peut également le mêler à des algues marines, du genre fucus, que l’on trouve facilement sur la plage, juste à quelques mètres du champ. Un autre procédé écologique, parmi d’autres, est l’utilisation de granulés fabriqués à partir de déjections de poules, comme une sorte de guano. Cet engrais complètement naturel est riche en oligoéléments, tels que l’azote, le phosphore ou le potassium.

Sur cette parcelle expérimentale, des choux kale, des oignons blancs, des courgettes et des pois poussent directement sur un lit de compost.

Les premières récoltes ont toutefois déjà eu lieu et concernaient les fraises, dont on a pu obtenir plusieurs kilos par jour. Les fraises de l’Arctique grandissent naturellement, à la lumière du soleil de minuit, où elles se gorgent de sucre et de saveur. Conditionnées ensuite dans des barquettes en carton de 500 g chacune, elles ont soit été vendues au marché soit livrées chez le client, quand ce n’est pas ce dernier qui vient les chercher lui-même directement à la ferme.

« Strawberry Field Forever », comme le chantaient les Beatles

C’est aussi le moment de planter des arbres et des arbustes, comme par exemple des pommiers, des cerisiers, des mûriers ou des myrtilliers. Ils donneront, pour les plus précoces, leurs premiers fruits dès l’année prochaine. La saison ne permettant pas d’attendre le 25 novembre et la Sainte-Catherine, comme en France, on se contente alors de l’été pour que tout arbre prenne racine.

De plus, d’autres volontaires viennent entre une et deux fois par semaine cultiver leur propre parcelle de fruits et légumes. Ce sont des jeunes qui habitent en ville, de nationalités diverses, et qui se sont réunis en un petit groupe pour produire leurs légumes et leurs fruits eux-mêmes, de façon communautaire et écologique. La ferme est donc devenue leur partenaire dans leur démarche collective.

Le wwoofing, c’est également partager, pendant quelques semaines, la vie d’une famille locale. Et quand les petits-enfants viennent passer deux ou trois jours à la maison, l’ambiance est tout à coup chamboulée. On ne peut s’empêcher de jouer ou dessiner avec eux, faire des sculptures en pâte à sel ou ramasser des fleurs dans les prés et des coquillages sur la plage. Même si la langue n’est pas tout le temps la même, on parvient toujours à se faire comprendre.

Enfin, on profite des moments de temps libre pour aller en ville, mais aussi se promener dans la nature environnante. C’est l’occasion de faire des rencontres avec les nombreux animaux plus ou moins sauvages qui peuplent la région. Ainsi, on croise de bruyants groupes d’oies migratrices, des huîtriers pies qui retournent les galets avec leur bec à la recherche de nourriture ou encore des sternes, ou hirondelles de mer, qui vous attaquent en vous frôlant la tête pour défendre leur nid. Sans oublier les rennes, élevés en semi-liberté par les Samis, qui déambulent le long des routes et broutent dans les prés.

Wwoof Norway

Wwoof International

2 commentaires sur « Wwoofing in Norway 2 »

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